Métaphores : CAFES-PHILO - CERCLE LITTERAIRE à Pau

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L'association Métaphores vous souhaite la bienvenue sur son blog. Vous trouverez ici toutes les informations relatives aux activités philosophiques et littéraires (libres et gratuites) que nous organisons à Pau et environs : Cafés, Apéros, Ateliers, Bedous-philo, Manhattan-philo et Cercles littéraires ainsi que des discussions autour des sujets. 

N'hésitez pas à vous abonner à la Newsletter (cocher messages + news) pour recevoir l'annonce des activités à venir, les résumés et les informations complémentaires. Prenez part aux discussions en laissant un commentaire*. 

*Les commentaires fielleux, mettant en cause des personnes ou sans aucun rapport avec le sujet traité seront supprimés.

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27 janvier 2018

APERO-PHILO jeudi 22 février 2018 : Vie et hasards

Apero philo

 

Le prochain Apéro-philo, activité libre et gratuite, se tiendra le jeudi 22 février à 18h45 au café-restaurant Un Dimanche à la campagne sur le sujet suivant : 

Notre vie n'est-elle qu'une suite de hasards ?

 Guy Karl, présentateur-philosophe, fera une introduction problématisée autour des enjeux de la question d'une vingtaine de minutes avant de donner la parole au groupe qui décidera de suivre ou pas le plan proposé. 

Rappelons que nul n'est obligé de prendre la parole même si le groupe oeuvre collectivement à la résolution des problèmes. L'animateur fera des synthèses régulières en apportant si besoin des clarifications. Nous ferons une pause apéritive à mi-parcours (consommation non obligatoire) avant de reprendre pour une seconde partie. Fin de l'activité vers 21h. Possibilité de rester diner dans le restaurant en amitié.

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23 janvier 2018

BEDOUS-CAFE-PHILO - Samedi 3 Mars 2018 - Vouloir la paix ?

Bedous café-philo

Le prochain Café-Philo-Bedous se tiendra samedi 03 mars 2018 comme d'habitude au café L'escala à 18h en vallée d'Aspe (Bedous). Le sujet proposé pour cette rentrée philosophique sera : 

Faut-il vouloir la paix ?

L'animatrice et professeure de philosophie, Véronique Barrail, présentera les enjeux problématiques de la question avant de donner la parole au groupe pour une discussion collective. L'activité, gratuite et ouverte à tous, n'est donc pas un cours ni une conférence mais la mise en jeu de problèmes philosophiques que nous essayons de résoudre de manière progressive. Des synthèses ou des précisions seront apportées si besoin pour la clarté des débats. Nul n'est obligé de prendre la parole. Cependant, dans l'esprit d'une activité publique, le café-philo repose sur l'implication des personnes présentes désireuses de faire avancer la réflexion. Fin de l'activité vers 20 h

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20 janvier 2018

MANHATTAN-PHILO - Mercredi 7 mars 2018 : les 3 sujets

Manhattan-philo1

Le prochain Manhattan-Philo (activité libre et gratuite) se tiendra le mercredi 7 mars 2018 à 18h45 au Manhattan-café, rue de Sully à Pau. Animé par Timothée Coyras, professeur de philosophie, le Manhattan-Philo propose 3 sujets édités ci-dessous et soumis au vote des participants le soir de l'activité. Le sujet traité sera celui qui remportera le plus de suffrages. L'animateur pourra assurer une rapide présentation des enjeux, des synthèses mais l'objectif premier reste le mise en oeuvre d'un travail collectif de pensée pour résoudre ensemble les problèmes rencontrés. 

Sujets proposés :

Sujet 1 : L'homme et la femme, une différence naturelle ou culturelle ? 

Sujet 2 :  A quoi ressemblerait un monde idéal ? 

Sujet 3 :  Pense-t-on mieux à l'oral ou à l'écrit ? 

Une pause conviviale aura lieu au bar à mi-parcours (consommation non obligatoire) vers 20h avant de reprendre pour une seconde partie jusqu'à 21h.

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18 janvier 2018

CAFE-PHILO - Mardi 13 mars 2018

CAFE-PHILO (2)

Le CAFE-PHILO du mois de  mars (activité libre et gratuite) se tiendra le mardi 13 à 18h45 au Palais Beaumont. Il sera animé par Guy Karl et modéré par Nicole. Comme d'habitude, le sujet sera voté par les personnes présentes à la suite des propositions (sujets, citations, questions...) que chacun pourra faire en début de séance. L'objectif consiste à traiter collectivement les problèmes soulevés par le sujet. Les animateurs feront des synthèses régulières et apporteront si besoin quelques précisions pour relancer la discussion.

Aucune compétence spécifique n'est exigée. Le désir de penser et d'interroger des enjeux essentiels avec d'autres que soi est simplement requis. (Nul n'est obligé de prendre la parole.)

Nous ferons une pause apéritive et conviviale vers 20h (consommation non obligatoire) avant de reprendre pour une deuxième partie. Fin de l'activité vers 21h. Possibilité de diner dans le restaurant pour ceux qui le souhaitent après l'activité.

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15 janvier 2018

Résumé Café-philo - 13/02/18 : Perdre son temps ?

CAFE-PHILO (2)

Le CAFE-PHILO du mois de février 2018 (activité libre et gratuite) s'est tenu mardi 13 à 18h45 à Pau au Palais Beaumont. Il fut animé par Guy, philosophe, et modéré par Nicole. Le sujet voté par l'assemblée présente et motivée fut :

Pourquoi faudrait-il ne pas perdre son temps ?

Résumé de la soirée : 

1)   La question est évidemment une provocation, si l’on songe à l’injonction universelle de mettre son temps à profit, de gagner du temps, de gérer le temps, voire de le maîtriser. Si «  le temps c’est de l’argent » on saisit d’emblée la nature de cette injonction, dans un monde dominé par le souci de la rentabilité, de l’utilité et de la performance.  D’où l’intérêt de la question : faut-il se soumettre sans résistance au diktat du système, ou bien rechercher un autre rapport au temps, dans lequel le sujet puisse sauvegarder ou affirmer quelque chose de sa subjectivité créatrice ?

2)   D’emblée le groupe met l’accent sur cette injonction sociale et sociétale : le temps est précieux, il faut l’utiliser, ne pas le gaspiller, ne pas le perdre. Etre efficace, gérer rationnellement, être performant. Discours dominant qui exerce une pression constante, au travail, mais aussi hors du travail, dans les loisirs, l’organisation familiale, les rapports sociaux ; diktat qui détermine les rythmes de la vie sociale, mais aussi individuelle. Forme moderne de la moralité, avec ses devoirs et ses interdits spécifiques, qui détermine largement l’image que chacun se fait de soi et qu’il renvoie aux autres.

3)   Le manquement à cette injonction crée chez certains un sentiment de malaise, une sorte de stress, ou de mauvaise conscience : cela vérifie l’analyse précédente.

4)   Mais ces analyses ne rendent compte que d’un aspect de la question en négligeant le pôle subjectif : le sentiment de perdre son temps s’éprouve plutôt dans l’ennui, dans l’impuissance, dans l’inoccupation stérile, voire dans des occupations faites sans plaisir. On peut perdre son temps tout en se dévouant  à quelque tâche socialement utile, pour peu qu’on n’y trouve aucun intérêt personnel. Apparaît alors un nouveau thème : le temps devient mon temps si je suis en accord avec moi-même, si j’agis en conformité avec moi-même, selon mon désir, en exerçant ma liberté. Dans ce registre les injonctions et valeurs sociales n’ont plus cours. Le temps perdu c’est le temps aliéné.

5)   Perdre son temps c’est souffrir, soit par impuissance, inhibition – alors je ne puis rien faire, ni agir, ni penser – soit parce que je suis contraint de faire ce que je n’ai nulle envie de faire. Sitôt que je retrouve mon désir et ma liberté je n’ai plus le sentiment de perdre mon temps, et même si je ne fais que contempler, penser ou rêver, je suis dans mon temps (mon tempo) personnel, j’ai le plaisir d’être là, présent à moi et au monde. Voir la cinquième « Rêverie » de Rousseau, qui, allongé sur sa barque au milieu du lac de Bienne, goûte le ravissement d’une inactivité plaisante et le pur sentiment de son existence.

6)   « Les processus inconscients sont intemporels » notait Freud. C’est dire que par un côté de notre être nous sommes étrangers aux impératifs sociaux, dans la rêverie, le fantasme, le désir et les productions diverses de l’art. L’homme est condamné à vivre sur deux plans à la fois, s’adaptant vaille que vaille à la nécessité sociale (principe de réalité), et rêvant d’une vie plus libre (principe de plaisir). Quand l’opposition entre les deux plans est trop violente l’homme souffre, et a le sentiment de perdre son temps en manquant sa vie. Dans l’idéal on peut souhaiter que chacun puisse, dans la mesure de ses moyens, et selon les circonstances, introduire un peu de fantaisie dans le sérieux de la vie, et faire souffler « un supplément d’âme ».

Pour Métaphores,

Guy Karl

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13 janvier 2018

Résumé Manhattan-philo 7/2/17 : La philosophie est-elle dangereuse?

Manhattan-philo1

Le Manhattan-Philo du mois de Février s'est tenu le mercredi 7 à 18h45 au Manhattan-café, rue de Sully à Pau. Notre animateur, Timothée Coyras, exceptionnellement absent ce soir a été remplacé par Guy.

Nous avons substitué à la formule rituelle du Manhattan avec ses trois sujets (qui seront relancés le mois prochain) un café-philo en recueillant en début de soirée des propositions soumises au vote.

Le groupe présent a opté majoritairement pour la question suivante : 

La philosophie est-elle dangereuse ?

Résumé de la soirée :

1)   Danger pour qui ? Le système politique ? Les valeurs et les coutumes ? Ou bien danger pour celui qui s’y livre, en raison de quelque inquisition ou répression à son égard ? Ou encore parce que l’exercice de la philosophie, même en régime démocratique, serait intrinsèquement dangereux ?  Il faudra en conséquence distinguer les types de danger selon leur source mais aussi selon leur nocivité, réelle ou supposée. On peut croire qu’il y a du danger là où objectivement il n’y en a aucun.

2)   Que faut-il entendre par philosophie ? Est-ce le corpus impressionnant des textes classiques et modernes ? Est-ce l’institution universitaire, voire, au lycée, la classe de philosophie ? Mais il n’y a pas de philosophie vivante hors de la pratique, et celle-ci est essentiellement personnelle, même s’il faut souvent passer par un apprentissage auprès d’un aîné. La question devient : que faut-il entendre par « philosopher », et quel danger – éventuel – encourrait celui qui se livre à cette pratique ?

3)   Le groupe met l’accent sur le doute, inséparable de l’activité philosophique. On convoque l’exemple cartésien : qu’est-ce que penser, en quoi la pensée est-elle l’activité propre du sujet, qui dans la pensée découvre son existence : je pense, je suis, j’existe. Peut-on dès lors généraliser le doute, suspendre les croyances établies, les traditions, les savoirs – et pourquoi pas les pouvoirs ? A-t-on le droit de procéder à un universel examen de toutes les opinions et certitudes ? C’est là que l’on retrouve le problème politique et religieux, avec le danger bien réel qui a pesé sur nombre d’esprits libres, qui parfois furent pourchassés, condamnés, exécutés (Socrate, Giordano Bruno par ex). Les régimes autoritaires et surtout totalitaires veulent mettre la pensée au service du pouvoir et y parviennent souvent par leur politique de répression. Dans cette situation là il y a danger réel, et tout le problème est de contourner la censure, comme le fit Spinoza en son temps.

4)   Philosopher c’est mettre en doute, interroger, problématiser : « Ose te servir de ton entendement » disent les Lumières. A la source de cette pratique c’est l’étonnement qui joue le rôle de déclencheur, étonnement devant l’opacité du monde (les espaces infinis de Pascal), devant la souffrance (Schopenhauer, Bouddha), devant l’énigme de la mort etc. Etonnement qui sera stérile si l’on en reste au constat, fertile si le sujet « travaille » le pathos en se servant de son intelligence. Dans ce champ-là ce n’est pas tant le pouvoir politique qui présente un danger que le sujet lui-même qui se fait peur à lui-même, invoquant des forces imaginaires qui le détourneraient de l’activité de penser : idoles interiorisées, inhibitions psychiques, soumission aveugle à l’autorité, peur du châtiment céleste, besoin de protection et de sécurité, bref ce que Kant appelait la « lâcheté ». Philosopher s’entend dès lors comme un travail de libération psychique, dont beaucoup de maîtres ont su donner l’exemple.

5)   On comprend mieux dès lors pourquoi les pouvoirs n’aiment pas la philosophie. Ce n’est pas un contre-pouvoir au sens strict, ce n’est pas un parti d’opposition, ni une niche d’antisociaux, rebelles et réfractaires. C’est une école de pensée, une « scholè » au sens grec : un loisir créateur, un lieu ouvert de discussions et d’échanges, un atelier d’essais, bref un lieu de parole. Son objet est l’étude de l’homme, comment cet homme peut évoluer de l’immaturité constitutive à la pleine maturité psychique, avec quelles méthodes, avec qui : sans doute faut-il au penseur un ami, comme le fut La Boétie pour Montaigne. Et pour tous l’amie par excellence que les Anciens appelaient la Sagesse.

6)   Pour conclure je me suis permis un petit apologue sur Diogène le Chien, dont on peut toujours discuter les thèses, mais qui a offert l’exemple d’un détachement souverain à l’égard des biens de ce monde, des valeurs en cours et des idéologies sociales, allant jusqu’à apostropher Alexandre, le maître du monde : « ôte-toi de mon soleil » !

Pour Métaphores, Guy Karl

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04 janvier 2018

Résumé Cercle littéraire 6/2/18 : Lectures partagées

Cercle Littéraire

Le cercle littéraire du mois de février s'est tenu le mardi 06 février au Dimanche à la campagne. La soirée animée par Janine Delaitre a été consacrée aux ouvrages évoqués lors du dernier Cercle (clic).
 
Résumé de la soirée :

Résultat de recherche d'images pour "Falaise des fous"Patrick Grainville Falaise des fous ; ce roman évoque Etretat de 1868 à 1927 et les peintres Monnet, Courbet . La grande densité d'évènements apprend beaucoup sur cette période , Paris et la Commune, Etretat et les Terrre-neuvas

Résultat de recherche d'images pour "La jeune fille à la perle"Tracy Chevallier La jeune fille à la perle livre qui fait entrer dans l'intimité et le travail du peintre Vermeer . A redécouvrir .

Résultat de recherche d'images pour "Quand sort la recluse"Fred Vargas Quand sort la recluse Oeuvre très appréciée par plusieurs lectrices. Une intrigue haletante et tissée avec une maîtrise redoutable, qui intoduit dans un monde mystérieux et ignoré .

Résultat de recherche d'images pour "Couleurs de l'incendie"Pierre Le Maître Couleurs de l'incendie suite de Au revoir là-haut , dix-spet ans après…Ce récit captivant narre la vengeance menée par Madeleine contre trois personnes . Rebondissements, structure de roman feuilleton, ambiance à la Dumas, la patte de l'auteur de polar est bien présente .

Résultat de recherche d'images pour "Le gang des rêves"La vengeance toujours mais à New-York, dans les années 1909-1920 dans le milieu de la mafia avec Le gang des rêves de Lucas de Fulvio (2016) Cette oeuvre très bien écrite et poétique montre de façon documentée l'envers du rêve américain.

Résultat de recherche d'images pour "Les enfants de Venise images"Une suite : Les enfants de Venise .Auteur cubain :Padura, L'homme qui aimait les chiens met en scène l'assassinat de Trotsky. Ce roman mi-historique, mi-policier fait défiler le XX°, les Brigades Internationales, les communistes assujettis à Moscou et dresse la critique du castrisme. Autres romans du même auteur : Les hérétiques, La bourgeoisie . Un roman plus psychologique sur une Emma Bovary moderne, situé dans le Nord

Résultat de recherche d'images pour "Danser sur l'abîme"Danser sur l'abîme Grégoire de Lacour ( 2017) L'auteur s'est fait connaître par La liste de mes envies , ouvrage sur le désir.

Résultat de recherche d'images pour "L' homme qui voyait à travers les visages"Le dernier livre d'Eric Emmanuel-Schmitt L' homme qui voyait à travers les visages ,suite de La nuit de feu suscite des avis divergents: le mysticisme et le surnaturel dérangent ou enthousiasment . Une enquête, des rebondissements, du suspense, pas de réponse définitive …Chacun se fera son opinion.

Résultat de recherche d'images pour "La croisée des mondes"Une lecture d'«ados», l'univers de la fantasy, vraiment palpitant et à découvrir : Philippe Pullman. La croisée des mondes , La trilogie de la poussière . Bien écrit, un vrai plaisr de lecture .

Résultat de recherche d'images pour "Chanson de la ville silencieuse"On aime ou pas : Olivier Adam Chanson de la ville silencieuse 2018 La fille d'une rock-star qui ressemble à Nino Ferrer, recherche son père disparu à Lisbonne . Un ton juste pour cette quête menée par une jeune fille discrète . « Très beau roman tout en délicatesse » , selon François Busnel . Le monde politique est évoqué dans La renverse , Peine perdue , le Japon dans Le coeur régulier

Résultat de recherche d'images pour "Auprès de moi"Le Nobel 2017 Kazuo Ishiguro est cité (ne pas se fier au nom japonais ; l'auteur est britannique) Auprès de moi toujours Récit d'anticipation (mais jusqu'à quand? ) sur les clones . Cette oeuvre très bien écrite et captivante pose de graves questions éthiques .

Résultat de recherche d'images pour "Quand nous étions orphelins"Quand nous étions orphelins 2001 est considéré comme le chef d'oeuvre de cet écrivain.Le géant enfoui 2015 sorte d'épopée médiévale relatant le voyage d'un couple âgé est jugé difficile .

Résultat de recherche d'images pour "La petite-fille de Monsieur Linh"Une valeur sûre : Philippe Claudel : sa nouvelle La petite-fille de Monsieur Linh , conte très émouvant évoque les drames de l'émigration . Le rapport de Brodeck est un très beau récit sur le thème de l'exil et de la déportation .

Pour Métaphores, Janine Delaitre

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02 janvier 2018

Résumé Atelier-philo - 30/01/18 : La reconnaissance : Hegel et Honneth

Atelier-philo 2

L' Atelier-philo du mois de janvier s'est tenu le mardi 30 à 18h45 au  "Dimanche à la campagne". Cette soirée libre et gratuite, fut consacrée au thème de la reconnaissance en compagnie de Pierre Bernet, docteur et professeur de philosophie, spécialiste de Hegel. La soirée fut animée par David Pourille, président de notre association Métaphores. Après une analyse de la reconnaissance chez Hegel par notre invité, l'animateur proposa un prolongement théorique à partir des thèses de Axel Honneth (La lutte pour la reconnaissance), philosophe et sociologue allemand contemporain.  

"Reconnaître un enfant, reconnaître ses torts, reconnaître les faits ou reconnaître le mérite de quelqu’un, …, la reconnaissance est vraiment polymorphe. Pour autant, nos sociétés aujourd’hui sont traversées par un souci de reconnaissance, de soi, déjà, mais aussi des communautés auxquelles on appartient, qu’elles soient ethniques, linguistiques, sexuelles ou autres." (Pierre Bernet)

Résumé de la soirée :

La reconnaissance devient aujourd’hui un thème d’analyses socio-politiques de plus en plus courant. Les revendications sociétales à la reconnaissance remplaceraient, selon André Gorz, les luttes de classes ou leurs revendications. Reconnaissance de quoi ? Reconnaissance de qui ? Ce thème a été inauguré par le philosophe allemand G.W.F. Hegel au début du XIXème siècle et est devenu le thème principal des réflexions philosophiques d’un autre philosophe allemand, contemporain, Axel Honneth.

Résultat de recherche d'images pour "hegel"Hegel, La Phénoménologie de l'esprit

Pour le premier, Hegel, la reconnaissance est l’objet d’une lutte entre deux figures, l’un a la maîtrise sur l’autre, cet autre demeurant dans la servitude. A tort nommée la dialectique du maître et de l’esclave (traduisant mal le mot allemand qui renvoie plutôt à la servitude), cette dialectique est une lutte au risque de sa vie. Les deux figures luttent pour l’accès à la liberté. « L’individu qui n’a pas mis sa vie en jeu peut bien être reconnu comme personne ; mais il n’a pas atteint la vérité de cette reconnaissance d’une conscience de soi indépendante » écrivit Hegel dans sa Phénoménologie de l’esprit (1807).

Axel Honneth s’inscrit dans cette philosophie dialectique et agonistique. Dans son ouvrage La lutte pour la reconnaissance (1992), il structure trois processus de reconnaissance : affective, l’amour ; juridique, la responsabilité ; sociale voire éthique, les capacités et qualités de chacun. Chaque forme se développe de manière parallèle : l’amour induit la confiance en soi et a pour négation la violence, le mépris ; la responsabilité induit le respect de soi et a pour négation la privation de droit, l’exclusion ; et les capacités et qualités reconnues induisent l’estime sociale qui a pour négation l’humiliation, l’offense. Selon Honneth, il existe une lutte, ou une concurrence pourrait-on dire en simplifiant, pour l’accès à ses processus de reconnaissance ; cette lutte est sociale et elle a pour point de départ le mépris de ceux qui refusent aux autres l’accès aux reconnaissances.

Résultat de recherche d'images pour "Honneth"Axel Honneth, La Lutte pour la reconnaissance

Après une présentation détaillée de cette lutte pour la reconnaissance, sont proposées au large public présent trois questions : cette reconnaissance existe-t-elle ? Quelles formes prend-elle ? Et enfin, la lutte pour la reconnaissance peut-elle servir de norme ?

Si d’emblée on perçoit la reconnaissance comme un mouvement de la vie, car on entre dans le monde dans des formes qui ne sont pas « moi », et il s’agit donc de transformer l’autre comme mien, une objection apparaît : la reconnaissance est un jeu dupé, un ratage fondamental car « on n’aime que des qualités » (référence à une citation de Blaise Pascal), une reconnaissance pleine et entière serait un idéal inaccessible, sources de souffrances. Il ne peut y avoir de reconnaissance intégrale. Par la suite, cette quête de reconnaissance, si fréquente sur certains réseaux sociaux, est contredite par une recherche de réel anonymat sur d’autres réseaux sociaux moins visibles et plus militants.

La critique de la quête de reconnaissance s’approfondit : le besoin de reconnaissance ne s’apparente-t-il pas à une forme de dépendance et de perte de liberté ? Puis c’est le concept lui-même que l’on cherche à réfuter, car la reconnaissance présuppose une identité que l’on voudrait pérenne. On lui oppose alors la recherche de considération. Par ailleurs, où se situe le critère de la reconnaissance interroge-t-on ?

Le débat, plus fourni que ce résumé ne le laisse paraître, aboutit à la figure de l’artiste. L’artiste et sa subjectivité disparaît à la faveur de l’œuvre d’art pour, chez certains en tout cas, une élévation de l’esprit. L’artiste doit-il être reconnu ? Non affirme-t-on, il doit être au-delà.

 

Merci au public de s'être déplacé aussi nombreux pour un moment de belle densité philosophique et de discussion particulièrement riche.

Pour Métaphores, David Pourille

    

 

 

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01 janvier 2018

Résumé Apéro-philo - 18/01/18 : Les passions politiques

Apero philo

L' Apéro-philo, (activité libre et gratuite) du mois de janvier, s'est tenu le jeudi 18 2018 à 18h45 au café-restaurant Un Dimanche à la campagne sur le sujet suivant : 

Comprendre les passions politiques

Résumé :

J’ai proposé en ouverture un positionnement de type spinozien : ne pas se moquer, ni s’exalter, mais considérer les passions comme des faits empiriquement constatables dont il importe de rechercher les causes. Les passions politiques exercent une action considérable dans le cours de l’histoire, sont à l’origine de grandes calamités, parfois de grandes réalisations, si bien que c’est une nécessité pour tout corps politique de savoir les gérer, s’il entend se maintenir dans la durée. Notre propos sera de préciser les formes, les effets, les causes des passions politiques, puis, en seconde partie, de réfléchir aux conditions d’une gestion possible. Après les passions politiques une politique des passions.

1)   Nous prendrons le mot passion dans son sens moderne et courant : une concentration, une intensification du désir qui peut aller jusqu’à l’exaltation. Le domaine politique offre de nombreux exemples de telles exagérations, avec des effets tantôt positifs, tantôt catastrophiques.

2)   La discussion démarre sur la question de l’idéologie : l’idéologie est-elle la forme privilégiée d’une concentration passionnelle (avec une idée centrale, pathologiquement survalorisée au mépris de la réalité) ou tout au contraire le dépositaire occasionnel, factuel, de passions préalables, qui auraient pu s’investir ailleurs ? Ou encore : elle la cause ou la conséquence des passions ? On note que certains sont capables de passer d’une idéologie à une autre, alors que leurs passions ne semblent guère avoir évolué. Sans doute faut-il chercher la source des passions dans un terreau plus primitif.

3)   Cherchant les causes des passions on remarque dans l’attachement passionnel un élément très charnel, viscéral, comme la faim, le besoin de sécurité, la peur, le souci du bien-être, la revendication d’égalité ou de liberté, voire l’affirmation de l’identité. Plusieurs auteurs sont convoqués pour alimenter la réflexion : Hobbes en particulier qui avait donné un tableau des passions politiques, qui, dans l’état de nature, entraînait la guerre de tous contre tous – ce qui nécessitait le pacte social pour assurer la paix civile ; Tocqueville qui décrivait quatre besoins fondamentaux (l’égalité, le bien-être, la passion des choses matérielles, la liberté), autant de contributions qui donnent au sujet sa signification essentielle : les passions sont au principe de la vie civile, qu’elle menacent en même temps, si manque l’élément régulateur qui en adoucira le cours. La société civile et politique repose sur la puissance des passions, qui d’un autre côté menacent de la conduire à la catastrophe. (anarchie, dictature, despotisme, totalitarisme etc)

4)    Très logiquement la seconde partie aborde la politique des passions, c’est-à-dire une réflexion qui se propose de réfléchir à la nécessaire maîtrise ou gestion des passions, dont nous avons reconnu tout à l’heure le caractère inéluctable. Il faut lutter contre la crainte, assurer la sécurité publique et privée : c’est le rôle de l’Etat qui met fin à l’état de nature. Il faut poser le principe que chacun renonce à son droit naturel pour remettre entre les mains du Souverain le droit et le devoir d’assurer la paix civile (Hobbes). Ou comme dit Rousseau on obéira à l’Etat pour n’avoir plus à obéir aux hommes. La société civile repose sur la Loi, sur les institutions, qui pérennisent l’ordre social, en opposant aux variations imprévisibles des passions la régularité des formations juridiques. La Justice, par exemple, met fin au règne de la vengeance, qui n’est que passion privée.

5)   Vient ensuite une réflexion sur le pouvoir. C’est l’Etat qui exerce le pouvoir mais le fondement ultime du pouvoir c’est le peuple dit souverain. Comment contrôler les pouvoirs qui se font au nom du peuple, mais souvent contre le peuple ? Tout pouvoir devrait être limité par un contre-pouvoir, ou par un principe de séparation des pouvoirs, sans quoi on bascule dans l’arbitraire, ou une forme subtile de despotisme. L’assemblée finit ses travaux en déplorant que de nos jours la démocratie soit plus virtuelle que réelle, et que le système de représentation politique soit totalement archaïque et inapproprié.

Pour Métaphores, Guy Karl

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