15 janvier 2015

Résumé du café-philo du 15/01/15 : barbares et culture

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            Le café-philo du jeudi 15 janvier 2015 s'est tenu "Chez Pierre" 14 rue Barthou à Pau à 18h45. Huit sujets ont été proposés, le groupe a voté à la majorité pour la question suivante :

                          Les barbares sont-ils nécessaires à la culture ?

     Un moment de stupeur initiale : barbarie et culture ne sont-elles pas diamétralement opposées, alors comment parler de « nécessité » des barbares ? 

         Premier temps : barbaros, pour le Grec, c’est l’homme qui ne parle pas grec. La première frontière, celle qui détermine l’altérité, est linguistique.  Barbaros c’est l’autre : autre langue, autres mœurs, autres dieux, autres croyances et valeurs. Sans doute l’autre, en face, fait-il de même : chacun est un barbare pour l’autre, et un « civilisé » pour soi-même. En général on ne veut pas voir cette réversibilité, troublante, qui fait vaciller le narcissisme spontané des peuples.

          Deuxième temps : suite sans doute « aux invasions barbares » qui ont détruit l’empire romain, les barbares sont assimilés à de tristes brutes sans foi ni loi, détruisant tout sur leur passage : violence, cruauté, assassinats de masse etc. La barbarie, selon ce nouveau concept, interroge la nature de l’homme, son humanité même : la barbarie relève-t-elle d’une nature primitive et sauvage, ou d’une corruption inqualifiable de la culture elle-même, s’il est patent que les plus hautes cultures (par ex les Romains) n’ont pas lésiné sur les moyens d’asservir les cultures voisines (songeons à l’extermination partielle des Celtes, Gaulois et autres). Ici, à nouveau, nous retrouvons cette irritante réversibilité : le barbare c’est l’autre, mais pour lui c’est moi.

         Troisième temps : sans doute faut-il examiner de plus près la psyché humaine, et l’on y trouvera sans peine des tendances profondes à la violence, la haine, l’envie, le désir de meurtre : chacun porte en soi son barbare intime, son démon secret qu’il serait peut-être bon d’analyser. Nous en serions moins intolérants, et aussi moins naïfs ! Développer la conscience, un devoir éthique et politique.

15 01 15

         Quatrième temps : retour à la question centrale : quelle est cette paradoxale « nécessité » qui s’imposerait à la culture, à chaque culture, d’avoir « ses barbares » ?

       On se pose en s’opposant : nous sommes ce que les autres ne sont pas. Spontanément, naturellement, par nature, chaque peuple construit sa sphère, son monde, son « cosmos » selon un principe de centralité : ethnocentrisme dira Lévi-Strauss, c’est-à-dire auto-centration, jugement spontané par lequel chaque peuple rapporte tout à soi, se fait centre du monde, s’autoproclame dépositaire (exclusif ?) de la vraie, de l’authentique humanité, les autres n’en étant que des exemplaires plus ou moins déficients : hiérarchie, et sentiment de supériorité. Cette tendance s’observe chez tous les peuples et n’offre pas d’exception. Et nous revoilà dans la réversibilité, tragique impuissance de l’esprit humain à concevoir la réciprocité dans l’espace d’une humanité inclusive.

       Dès lors il est inévitable, voire utile d’avoir des barbares : ce que je ne veux pas voir en moi, ma part refoulée et impensée, peut-être impensable, je la projette hors de moi, selon un mécanisme bien connu en psychanalyse, je la bloque et la réifie dans l’image d’un autre-fétiche, porteur de toute l’ « inhumanité » que je ne puis assumer en moi-même. Nous avons nos barbares comme nous avons nos fous, nos criminels, nos asociaux et autres déviants, paradoxalement « nécessaires » à la bonne conscience, à l’identité du groupe comme tel. Toucher à cette identité c’est provoquer d’immédiates réactions d’agressivité, ou, dans le meilleur des cas, de réaffirmation collective spontanée.

      Notre soirée débouche sur une question épineuse, qui se profile en filigrane, et qu’il serait bon d’exhumer : qu’est-ce que l’humanité ? Jusqu’à ce jour les hommes conçoivent l’humanité par élimination, exclusion de l’altérité (la société close selon Bergson), ce qu’illustre abondamment l’histoire incessante des conflits, guerres, colonisations et autres pratiques agressives. Vue la situation mondiale actuelle il serait temps de procéder à une profonde mutation anthropologique, et de déclarer que l’humanité contient l’ensemble des hommes de cette planète, selon un principe d’universalité dont les termes restent à définir.

          Pour "Métaphores", GK

 

 Si vous voulez en savoir davantage sur l'esprit du Café-Philo, cliquez ici.

           

          

 

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10 décembre 2014

Résumé du Café-philo du 11/12/14 : Fuite et lâcheté

Café-philo

 

 

Le café-philo du 11 décembre 2014 s'est tenu chez Pierre (Restaurant , 14 rue Barthou à Pau). Le sujet voté et traité dans la soirée par le groupe présent fut :

Fuir est-ce une lâcheté ?

       D’emblée se pose la question morale : fuir ses responsabilités, ses obligations, n’est-ce pas faire preuve de lâcheté ?

      Cette condamnation immédiate ne va pas de soi : la fuite est une conduite polyvalente, susceptible d’interprétations plurielles : en face du danger imminent le vivant réagit soit par la fuite soit par l’affrontement, en fonction de ses forces propres face à l’adversité. Elle est donc naturelle, instinctive et salvatrice. Dans des cas moins dramatiques elle peut être une position de repli provisoire, qui permet d’évaluer la situation, et le cas échéant de revenir à la charge quand la situation est plus favorable. Si elle n’est jamais glorieuse en soi, elle peut être la marque d’une certaine intelligence.  Qui n’a jamais fui, à tort ou à raison ?

     Il est des fuites qui sont paradoxalement courageuses, voire nécessaires : quitter un régime oppressant, quitter un mari violent, rompre une relation toxique, cela demande de la résolution, cela ne va jamais sans regret ni arrachement douloureux. On laisse derrière soi quelque chose de soi-même, que l’on ne retrouvera plus. Songeons aux malheureux qui fuient la misère et l’oppression pour chercher ailleurs des conditions plus favorables, et qui pleurent peut-être leurs parents et leur pays perdus.

     Parfois, on ne fuit pas une réalité objectivement menaçante, mais la représentation que l’on s’en fait : dans ce cas il faudrait interroger cette menace intérieure, image, fantasme ou autre qui fait fuir, et qu’il serait plus opportun de considérer en face : dans ce cas le courage serait plutôt de s’arrêter pour réfléchir, et faire le ménage. Ce qu’on évite revient toujours sous une forme ou une autre, et souvent en pire.  Fuir c’est gagner du temps, mais pour en faire quoi ? Fuite en avant, fuite dans l’imaginaire, dans le rêve, l’alcool ou la drogue, ce n’est qu’une solution provisoire, si le problème subsiste. Le réel nous rattrape toujours. La thèse pascalienne du divertissement est alors évoquée. Peut-on réellement ne pas fuir ? Le réel est-il supportable ?

   Mais alors, pourquoi parler de lâcheté ? La lâcheté ne serait-elle qu’un relâchement de l’attention, qu’une distanciation momentanée – ou une « couardise », à entendre comme la stratégie de la peur : le couard «  a la queue basse » comme le chien qui craint la colère du maître. Le guerrier courageux affronte, le couard se dérobe. Et nous revoilà confrontés au jugement moral.

     A ce moment éclate une sorte de « rixe » intellectuelle qui agite soudain le groupe, partagé entre une conception strictement légaliste (le droit juge les actes et non l’intention morale ou immorale) et les tenants d’une position adverse qui estiment que le droit est pénétré de part en part par des considérations morales. On condamnera le délit de fuite parce qu’il est condamné par le droit, mais plus subtilement parce qu’il est contraire aux préceptes moraux qui soutiennent notre société, pour laquelle chacun est responsable de ses actes et doit « répondre » de ses faits et gestes devant la société. Peut-on séparer ce qui relève du droit et ce qui relève de la morale ? Constatons que dans les faits l’opinion juge sévèrement la fuite, et si chacun pour soi est relativement clément à l’égard de ses propres fuites – encore que le fameux Surmoi veille à générer le sentiment de culpabilité – il est volontiers impitoyable à l’égard de la fuite chez les autres.

     Un troisième niveau de réflexion est proposé, celui qui consiste à pouvoir se tenir en deça du bien et du mal, à considérer comme un authentique travail de libération, comme un véritable effort de raison, le fait de comprendre que l'idée de responsabilité qui structure les deux points de vue antérieurs (moral et juridique) c'est-à-dire l'organisation sociale repose sur une forme d'illusion, de causalité magique reliant le sujet à son acte. N'y a-t-il pas là un impensé ? Comprendre que la chaîne des responsabilités est lâche depuis toujours, qu'elle se dilue dans l'inassignable, que la tension à laquelle nous tenons dissimule "une branloire pérenne -comprendre tout cela reviendrait à adopter un point de vue métaphysique et éthique : "tout fuit comme l'eau et le vent". Si tout fuit et si tout se tient à distance de soi-même (y compris soi-même), pourra-t-on encore condamner la fuite et dire à autrui ou se dire à soi-même :"tu es lâche" ? Dans les faits, peut-on réellement se hisser au niveau d'une telle intuition qui interroge la source de nos valeurs -la valeur de nos valeurs dirait Nietzsche- et nos besoins sociaux les plus impérieux, sans menacer l'édifice social tout entier ?

    La soirée s’achève – il le faut bien – sur ce débat inabouti, et qui devra être repris, notamment dans l’atelier à venir sur la justice.

    Soirée riche en questions et en suggestions : on découvre que le sujet est bien plus complexe et difficile qu’il n’y paraissait de prime abord.

     Vous êtes invités à poursuivre la discussion en utilisant la rubrique "commentaires" ci-dessous. L'équipe des animateurs de Métaphores se réjouit à l'idée d'approfondir les enjeux amorcés dans le cadre du Café.

             Pour Métaphores, GK et DK

Pour en savoir plus sur l'esprit et le projet du café-philo, cliquez ici.

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06 décembre 2014

Association Métaphores : le projet

 

Logo Metaphores

           Métaphores est une association loi 1901, libre de toute obédience idéologique, religieuse ou politique, visant à promouvoir l'activité philosophique, littéraire et artistique à Pau, ouverte à tous, sous la forme de cafés, ateliers et autres expressions conformes à son objet.

              L'association est née du désir collectif de donner une assise ferme et identifiable aux activités philosophiques et littéraires qui existent depuis plusieurs années à Pau, mais chacune de façon plus ou moins isolée. Notre souhait est non seulement de faire connaître et partager la féconde dynamique qui se déploie déjà, mais aussi de créer une synergie croissante entre les divers domaines du savoir, en étendant si cela est possible, le champ de nos investigations.

           Il ne s'agit nullement de réserver nos activités à des spécialistes mais plutôt d'encourager un public large et varié à s'emparer des questions fondamentales dans leur dimension universelle, pour les traiter collectivement avec le maximum de rigueur et le souci de la vérité.

            Si nous devions prendre un modèle pour rendre compte de notre ambition, ce serait certainement celui du Jardin d'Epicure, un espace ouvert et accessible à tous, gratuit, dans lequel nous cherchons à maintenir un lien constant entre la qualité relationnelle et l'exigence de vérité dans les sujets que nous abordons. C'est en amis de la vérité -donc en amitié qu'il convient de philosopher et de penser ensemble.

         Mais à la différence de l'école du sage grec, il n'y a pas de maître, pas de disciples, pas d'instructions, ni de cours à proprement parler, même si les animateurs sont tous de formation philosophique ou littéraire. Si nos activités n'ont rien de scolaire, elles possèdent cependant - du moins nous l'espérons, quelques vertus d'initiation et d'approfondissement à la littérature comme à l'exercice philosophique. On l'aura compris, notre objectif n'est donc pas de délivrer un savoir de plus mais de stimuler une véritable démarche réflexive.

        Ce projet ne peut trouver sa réelle signification et sa raison d'être sans une rencontre concrète avec un public que nous espérons évidemment nombreux et surtout aussi motivé et impliqué que nous le sommes.

 

               Pour "Métaphores", DK

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05 décembre 2014

Agenda

 

Métaphores asso

Cliquez sur les éléments en rouge.

En noir :  Activité prévue et présentée prochainement

En rouge : Présentation de l'activité

En rouge-gras : Les sujets traités avec leur résumé.

 

JUIN 2017

Apéro-philo le 22 :             Sujet défini prochainement

Café-philo le 13 :               Sujet voté sur place

Manhattan-philo le 07 :       3 sujets proposés prochainement

 

MAI 2017

Atelier-philo le 24 :           Sommes-nous esclaves de nos désirs ? Spinoza et Hegel

Apéro-philo le 18 :            Insister, exister, résister

Bedous-Café-Philo le 13 : "Connais-toi toi-même !" élémentaire mon cher Watson."

Café-philo le 09 :            La peur est-elle une petite mort de l'esprit ?

Manhattan-philo le 03 :    Le rêve s'oppose-t-il à la réalité ?

 

 AVRIL 2017

Manhattan-philo le 19 :      Pourquoi le temps passe-t-il si vite ?

Café-philo Pau le 11 :        Ce qui est légal est-il moral ?

Bedous-Café-philo le 01 :   La bienveillance, à quoi bon ?

 

MARS 2017

Apéro-philo le 30             La morale est-elle un ramollissement de la cervelle ?

Cercle littéraire le 29 :     La littérature américaine contemporaine   

Café-philo le 21 :             La superstition est-elle une affaire de sots ?

Manhattan-philo le 15 :    La pauvreté a-t-elle des vertus ?

Atelier-philo le 08 :          Ethique et politique chez les Cyniques

 

FEVRIER 2017           

Apéro-philo le 23 :            Que voulons-nous savoir ?

Bedous café-philo le 18 :   L'animal, quel intérêt ?

Café-philo le 14 :                  L'enfance est-elle une erreur ?

Atelier-Philo le 08 :           La musique a-t-elle un sens ?

 

JANVIER 2017

Cercle littéraire le 25 :      Notes de lecture

Apéro-philo le 19 :           Pourquoi, de quoi, à qui parlons-nous ?

Café-philo le 10 :             Le plus malheureux des hommes est celui qui ne se                                                          raconte plus d'histoires

Bedous-Café-philo le 07 : Peut-on vivre sans croire ?

 

DECEMBRE 2016

Café-philo le 13 :             Un désir sans objet est-il concevable ?

 

NOVEMBRE 2016

Bedous-Café-philo le 26 : Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement

Atelier-philo le 23 :         Sommes-nous les jouets de la séduction ?

Apéro-philo le 17 :          La sexualité nous enseigne-t-elle quelque chose                                                               au sujet de l'être humain ?

Café-philo le 08 :            Peut-on échapper à l'aliénation ?

Cercle littéraire le 03 :    La lecture

 

OCTOBRE 2016 

Apéro-philo  le 19 :          L'homme est-il la mesure de toutes choses ?

Café-philo-Bedous le 15 : En quoi la technique nous trahit-elle ?

Café-philo le 11 : Peut-on, pour vivre, ne pas se mentir à soi-même ?

 

SEPTEMBRE 2016

Apéro-philo le 22 : "Qui augmente sa sagesse augmente son déplaisir."

Café-philo le 13 :    La colère peut-elle être une vertu ?

 

JUILLET 2016

Café-philo le 20 :     "Le danger n'est pas ce qu'on ignore, c'est ce qu'on tient pour                                        certain et qui ne l'est pas."

Apéro-philo le 12 :        Philosopher : qui, pourquoi, comment ?

Cercle littéraire le 07 :  Lectures de vacances 

 

JUIN 2016

Apéro-philo le 23 : Peut-on aimer le corps ?

Café-philo le 14 :  Comment repenser notre rapport à la nature ?

 

 MAI 2016

Apéro-philo        le 26 : Les émotions nous enseignent-elles quelque chose de notre                                          rapport au monde ?

Café-philo          le 10 : Promettre, est-ce renoncer à sa liberté ?

Atelier-philo     le 04 : Que vise la politique ?

 

AVRIL 2016

Apéro-philo        le 21  : La connaissance du passé éclaire-t-elle le présent ?

Café-philo           le 12 : Peut-on fonder sa vie sur la recherche du plaisir ?

Cercle littéraire le 07 : La poésie d'aujourd'hui

 

MARS 2016

Apéro-philo   le 24 :   Les pathologies psychiques contemporaines

Café-philo    le 08 :    Quelle image nous renvoie l'animal ?       

Atelier-philo le 02 :    L'invasion des technosciences produit-elle une nouvelle humanité ?

 

 FEVRIER 2016

Apéro-philo le 18 :       Peut-on perdre ses illusions ?

Café-philo le 09  :        A quoi faut-il renoncer pour se passer d'un dieu ?

Cercle littéraire le 04 : Ecrivains-voyageurs

 

JANVIER 2016

Apéro-philo le 21   :    Y a-t-il un remède à la violence ?

Café-philo le 12   :      Penser empêche-t-il de créer ?

 

DECEMBRE 2015

Café-philo le 08 :        Du mensonge

 

NOVEMBRE 2015

Atelier-philo le 30 :       Montaigne à la façon de Tchouang-Tseu

Apéro-philo le 24 :         Penser la nature ? (Spéciale Semaine de la philosophie)

Cercle littéraire le 12 : Des écrivains très contemporains 

Café-philo le 10 :         L'humour, force ou faiblesse ?

 

OCTOBRE 2015 

Atelier-philo le 28 : Peut-on éduquer sans soumettre ? (Spéciale ITS - Pau)

Apéro-philo le 22 :   L'image, déguisement ou dévoilement ?

Café-philo le 13 :      La méchanceté peut-elle être une valeur ?

 

SEPTEMBRE 2015 

Apéro-Philo le 24 :         Sans foi ni loi, est-ce possible ?

Cercle littéraire le 17 : Moisson estivale

Café-philo le 08 :         Faut-il toujours un coupable ?

 

JUIN 2015

Cercle littéraire le 11 : "Ecrire ne sauve jamais de rien"

Café-philo le 09 : Philosopher est-il un signe de bonne santé ?

 

 Mai 2015

Apéro-philo le 26 : "Jouis et fais jouir sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà je crois toute la morale" (Chamfort) 

Atelier-philo le 20 : Quelles libertés sous l'impact des marchés économiques aujourd'hui ?

Café-philo le 11 : Toute forme d'absolu relève-t-elle d'une pathologie ?

 

Avril 2015

Café-philo le 21 : Pouvons-nous nous passer de nos masques ? 

Café-philo le 07: Si ce n'est pas le doute, c'est peut-être la certitude qui rend fou   

 

Mars 2015

Apéro-philo le 26  :     Si le passé conditionne le présent, avons-nous un avenir ?

Atelier-philo le 17:  A-t-on besoin de comprendre une oeuvre d'art pour l'apprécier ?

Café-philo le 12    :   L'amitié est-elle la forme idéale du rapport à autrui ?

 

Février 2015                              

Apéro-philo le 24 :   "Si l'homme était un, il ne serait jamais malade."

Café-philo le 12:   La science nous donne-t-elle accès au réel ou le masque-t-elle?

Cercle littéraire le 05 : L'absurde, la révolte et l'humanisme  - Albert Camus

 

Janvier 2015

Apéro-philo le 27 :      Le vrai sceptique se moque-t-il de la vérité ?

Atelier-philo le 22 :    Comment décide-t-on de ce qui est juste ou injuste ?

Café-philo le 15 :        Les barbares sont-ils nécessaires à la culture ?

Cercle littéraire le 08 : Ombre et lumière chez Dostoïevski

 

Décembre 2014

Apéro-philo du 23 :    Un homme sans folie est-il si sage qu'il croit ?

Café-philo du 11 :      Fuir, est-ce une lâcheté ?

Cercle littéraire 04 :  Péguy, Lorca, Rimbaud : Trop jeunes pour mourir ?

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Qu'est-ce que le Café-Philo ?

Café-Philo

 

          Le CAFE PHILO c’est avant tout un lieu et un temps consacrés au plaisir de la rencontre désintéressée, plaisir rare et précieux dans ce monde voué à la consommation et à la rentabilité. Ici on ne doit rien à personne, on vient pour le plaisir de la rencontre, de l’échange et de la réflexion dans le champ élargi de la philosophie. On peut parler, ou se taire, pour simplement écouter ce que disent les autres.

       Le CAFE PHILO n’est pas un café ordinaire, c’est un lieu de parole et de pensée, parole libre et ouverte mais ordonnée à un thème, celui que les participants ont démocratiquement élu pour la séance, et qui servira de fil conducteur à tous les échanges. La réflexion de chacun se règle sur le projet commun, qui est de traiter ensemble, et de façon rationnelle, une question, celle qui a motivé le choix du groupe. A partir d’une difficulté perçue au départ, ce qui fait problème,  (par exemple : « La justice est-elle égale pour tous ? » ou « Peut-on aimer son prochain ? ») nous  essayons d’avancer ensemble vers une compréhension et une analyse plus exacte, plus fine des enjeux et des solutions possibles. C‘est là le sens originel du « philosopher ensemble ».

     Ce projet suppose la présence et l’intervention ponctuelle d’un animateur qualifié pour recentrer les débats, réduire le risque toujours possible du hors-sujet, fournir quelques éléments de savoir opportuns, proposer de nouvelles pistes, mais sans pédantisme ni autoritarisme. Il faut, de plus, une modératrice pour régler le jeu de la prise de parole et faire en sorte qu'elle ne soit pas monopolisée tout en étant respectée. L’expérience de notre Café Philo est à cet égard tout à fait positive.

      Depuis 7 ans le CAFE PHILO fonctionne sans heurts ni interruptions, à la satisfaction générale. Il est devenu de fait un élément essentiel de la vie culturelle paloise.  La création de l’Association Métaphores a permis de lui donner une visibilité et une audience supplémentaires.

     Pour "Métaphores", GK 

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Qu'est-ce que l'Apéro-philo ?

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              Activité mensuelle

         L’APERO-PHILO est une création originale, une variante élaborée à partir du modèle du CAFE-PHILO, dont il conserve la structure fondamentale : rencontre conviviale, expression libre, communication réglée par le souci philosophique de véracité et de vérité. La principale différence tient au fait que le sujet est déterminé à l’avance par l’organisateur, publié quelques jours avant la séance. Ce fait, qui peut paraître anodin, implique plusieurs conséquences :

          Les participants sont invités à réfléchir au sujet, à s’informer, à formaliser leurs questions. Le traitement n’en sera que plus riche.

         En début de séance l’animateur propose des pistes de réflexion à partir de l’analyse de la problématique. Outre le gain de temps – les définitions sont données, les grands axes dessinés – cette formule permet d’aller plus loin, de serrer au plus près les enjeux, d’explorer les pistes, de proposer des solutions.

        Le choix du sujet, qui incombe à l’organisateur, permet d’aborder des thèmes qui ne sont pas volontiers traités en CAFE-PHILO, comme le savoir, la science, la vérité, le politique, ou la métaphysique. Cela ouvre, élargit, approfondit le champ, et d’une certaine manière, contribue puissamment à la formation du public en philosophie, ce qui est en fait l’objet de l’Apéro Philo.

         Le CAFE PHILO suscite l’éveil et l’ouverture, l’Apéro Philo propose l’approfondissement et la formation.

                    Pour "Métaphores", GK

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