10 octobre 2018

Résumé Atelier-philo - 18/10/18 - Histoire et philosophie

Atelier-philo 2

Le prochain ATELIER PHILO, activité libre et gratuite, articulera PHILOSOPHIE et HISTOIRE. Il se tiendra en lieu et place de l'Apéro Philo, le jeudi 18 octobre à 18h45 au Dimanche à la Campagne.

 Nous recevrons Jean Bernard Delhom, professeur d'histoire, pour réfléchir ensemble sur le thème suivant :

"L'histoire peut-elle éclairer le présent ?"

Notre monde nous apparaît souvent opaque, obscur et incompréhensible, emporté par des mouvements imprévisibles, soumis à une accélération vertigineuse dans tous les domaines. Mais d'un autre côté, il existe des permanences, des résistances qui ne se comprennent que par référence au passé. L'histoire, cette mémoire des peuples, pourrait être convoquée pour tenter d'apporter des éclaircissements : en quoi les passé détermine-t-il le présent ? L'historien peut-il mieux que le profane, explorer les changements, y démêler ce qui est connaissable de ce qui semble échapper à toute connaissance et à toute prévision ? 

Résumé de la soirée :

En ouverture nous nous interrogeons sur le présent du monde qui ne laisse pas de nous étonner : mondialisation ou globalisation, gigantisme, complexité, interdépendance, accélération universelle – cette ère est-elle absolument nouvelle, faut-il parler d’une révolution anthropologique, ou bien peut-on y repérer des constantes, que l’historien, mieux qu’un autre, est capable de repérer ? Que nous apporte l’histoire pour éclairer le présent ?

Voici quelques traits saillants de la présentation de Jean Bernard :

Il faut se poser deux questions : l’utilité et la légitimité de l’histoire. Pour y répondre il faut considérer d’abord l’objet de l’Histoire.

C’est le passé humain. Mais ce passé, par définition, n’est plus, pas plus qu’il n’est reproductible. Pourtant il a laissé des traces, des « monuments »  de toutes sortes : écrits, monnaies, temples, vestiges etc . Ce qui fait que le passé est d’une certaine manière présent, encore qu’il faille repérer cette présence : il faut un certain type de regard pour déceler les traces, les faire entrer dans une question, les faire « parler ». L’objet historique n’est pas donné comme tel, il est construit. On pourrait faire un parallèle avec la méthode expérimentale : construction du problème, hypothèse, vérification –  sauf qu’aucune expérimentation n’est possible, et que les preuves, s’il y en a, restent conjecturales.

L’histoire est un va et vient entre le présent et le passé. Elle s’écrit au présent, en créant des mises en perspectives du passé, y repérant des chronologies, des périodicités, des époques-charnières, des temps de crise, des mutations et des régularités. Il en résulte nécessairement que l’histoire n’est jamais close, qu’elle supporte et encourage la diversité des analyses et des jugements, et qu’en somme on peut toujours reprendre l’histoire faite pour la contester, la renouveler.   Il ne faudrait pas en conclure que l’histoire est inutile : si le savoir qu’elle délivre est incertain elle a l’immense mérite de nous révéler notre passé, proche ou lointain, de délivrer un récit (« un roman vrai » ?) qui nous permet de nous situer dans la continuité des temps.

Il resterait à s’interroger sur la position singulière de l’historien, homme du présent qui interroge le passé : que cherche-t-il donc à savoir qu’il ne trouve pas dans le spectacle du présent ?

 

La première partie du débat portera sur les attentes et les déceptions relatives à l’histoire. « L’histoire ne sert à rien, elle ne nous dit rien sur le présent » D’autres relèvent le fait que nous sommes doués de mémoire, et que d’une manière ou d’une autre l’histoire continue à agir sur nous ou à travers nous. Sommes-nous agis ou agissants ? On relève aussi le fait que nous jouissons de certains acquis fondamentaux : droit, Etat, sécurité etc que nous devons à l’histoire. Mais le débat ne cesse de basculer entre deux définitions de l’histoire : tantôt la science historique, tantôt l’Histoire, la marche générale de l’humanité. La clarification, qui eût été indispensable, ne se fait pas vraiment.

En seconde période on revient plus résolument à la question initiale : l’histoire éclaire-t-elle le présent ? Notre époque présente est-elle marquée par une nouveauté radicale ou bien peut-on, malgré tout, y repérer des constantes ? On remarque d’abord la pérennité de certaines institutions, qui peuvent bien changer dans la forme mais conserver l’essentiel de leurs fonctions : le mariage, le pouvoir politique par ex. « La même chose mais autrement », selon le mot de Schopenhauer. Ensuite on relève l’invariant anthropologique : les mêmes passions, indéracinables, toujours à l’œuvre, quelques soient par ailleurs les structures et les formes de la société. Puis le conditionnement qui vient du génotype : la biologie des instincts, pulsions etc

La soirée s’achève sur une question épineuse : la connaissance du passé permet-elle d’éviter la répétition, notamment des conflits qui ont dévasté le monde ? On se demandera si la connaissance parvient à descendre si profond dans l’âme humaine ou si elle n’apparaît pas souvent comme l’écume agitée à la surface des flots.

-        Encore merci à Jean Bernard pour ses précieuses contributions.

Pour Métaphores,

Guy Karl

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08 septembre 2018

Résumé Manhattan-philo - 10/10/18 - Homme-Animal, différences ?

 

Manhattan-philo1

 Le Manhattan-Philo (activité libre et gratuite) du mois d'octobre s'est tenu le mercredi 10 à 18h45 au Manhattan-café, rue de Sully à Pau. 

 

Sujets proposés :

Sujet 1 : Qu'est-ce qui distingue l'homme des autres animaux ?

Sujet 2 : Pourquoi punir ?

Le sujet choisi par le groupe fut :

Qu'est-ce qui distingue l'homme des autres animaux ?

Résumé de la soirée :

Pour cette soirée philosophique au Manhattan, le public a choisi de parler de l’homme et de l’animal autour de la question suivante : « Qu’est-ce qui distingue l’homme de l’animal ? ». J’ai introduit ce sujet en commençant par souligner que cette question du propre de l’homme n’est pas réglée, en dépit de la théorie de l’évolution. Car s’il est clair que l’homme est un animal, qu’il est issu d’un processus d’évolution du vivant, la nature de l’homme reste indéfinie. Et cette nature est plus essentielle à connaître que la nature d’une autre espèce animale. En effet, ainsi que Kant le rappelle, la question « Qu’est-ce que l’homme ? » est la question qui résume tout le questionnement philosophique. Et puisque définir, c’est délimiter, il est légitime de chercher à délimiter l’homme des autres animaux pour comprendre sa spécificité.

Durant la soirée, on peut dire que deux grandes lignes de réflexion sont apparues. La première a consisté à interroger la légitimité de la question. En effet, il apparaît à plusieurs que cette question relève d’une volonté de se distinguer du monde animal, d’un besoin de se penser supérieur et de donner des raisons à cette supériorité. L’exploitation que l’homme fait du monde animal se trouve ainsi légitimée par un tel discours anthropocentriste. Certains avancent que l’homme pourrait n’être qu’un animal parmi d’autres, sans distinctions particulières telles que la conscience ou l’intelligence, qui s’observent chez les animaux. Pour un autre, la notion d’espèce humaine n’a tout bonnement pas de sens eu égard à la théorie de l’évolution. L’espèce n’est qu’une vue, qu’une coupe faite sur l’histoire évolutive. Pour un autre enfin, l’homme n’est tout bonnement pas capable de se définir car il ne peut pas s’objectiver, étant tout à la fois juge et partie ; son jugement est donc biaisé.

Une seconde ligne de réflexion a consisté à proposer une série de critères permettant de démarquer l’homme et l’animal. Ont été cité en particulier la raison, la conscience, ou encore la parole. Ces termes restants assez généraux, certains ont établi des distinctions plus précises. En particulier, a été mentionné la capacité à la symbolisation. L’homme serait ainsi un animal créateur d’un univers symbolique, notamment par le biais du langage, dans lequel il peut produire à loisir des fictions. Le symbole, chez l’homme, serait ainsi à distinguer du signal, chez l’animal. Le symbole renvoie dès lors à la pensée, tandis que le signal renvoie à l’action et à la réaction. Un autre, enfin, propose de voir dans la capacité que l’homme a de s’interroger sur sa nature une marque distinctive de l’humanité. En effet, les animaux n’observent pas les hommes pour les connaitre, mais nous, en revanche, nous observons les animaux pour chercher à savoir non pas tant ce qu’ils sont, que ce que nous sommes. 

 Pour Métaphores,

Timothée Coyras

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01 septembre 2018

Résumé Café-philo - 09/10/18 - Se moquer du monde ?

CAFE-PHILO (2)

Le CAFE-PHILO du mois d'octobre (activité libre et gratuite) s'est tenue le mardi 9 à 18h45 au café-restaurant un Dimanche à la campagne. Le sujet voté par le groupe fut : 

 

« Peut-on ne pas se moquer du monde ? »

Résumé de la soirée : 

1)   « Peut-on ne pas … » La question présuppose un état de fait antérieur auquel il faudrait renoncer, ou qu’il faudrait combattre, ici, la supposition qu’on se moque du monde, que tout un chacun, peu ou prou, se moque du monde. Mais que signifie « se moquer du monde « ?

2)   Se moquer : railler, critiquer par la dérision, grimacer (voir l’espagnol). Se moquer en s’indignant, en dévaluant. Se moquer par méchanceté, ou plus simplement pour se distancier, se retirer, affirmer sa différence, son intégrité personnelle, sa singularité. On se moque d’autrui mais autrui en fait tout autant, si bien que la moquerie peut s’entendre comme une pratique sociale universelle, une forme paradoxale du lien social, qui marque à sa manière la fameuse « insociable sociabilité » signalée par Kant.

3)   La réflexion du groupe se déplace alors vers « le monde ». Quel est ce monde dont « on » se moque ? Peut-il s’agir du vaste monde, de la planète ? C’est peut-être forcer le trait. Il s’agit plus vraisemblablement du monde social, humain qui nous entoure : on se moque des êtres humains, relevant leurs ridicules ou leurs bassesses. Mais le monde est aussi, plus étroitement, le monde de chacun en particulier : l’espace de confort ou d’inconfort où nous vivons, qu’autrui peut bien moquer à l’occasion puisque nous faisons de même. Ce qui fait monde c’est un certain régime de sécurité, de normes acceptées, de valeurs qui définissent un lien social. Celui qui se moque du monde passe outre à des conventions qui font sens, comme l’escroc qui s’enrichit sans vergogne, le politicien qui trompe son monde. Où l’on voit aussi combien ce monde est fragile, menacé par l’incivilité, le délit ou le crime. La question qui revient avec insistance dans le groupe est de savoir s’il faut adhérer, adopter les valeurs sociales, ou si, en quelque sorte on peut s’en moquer au nom de la singularité.

4)   C’est alors qu’apparaît un tableau contrasté de figures dont on peut estimer qu’elles se moquent ouvertement du monde : l’hypocrite, le bavard du café du commerce, l’humoriste, le clown, le fou du roi, à quoi il faudrait ajouter, dans un registre plus philosophique, le cynique, le Diogène aboyant, vilipendant, grimaçant, jactant contre le « monde » de la fausse culture athénienne, au nom d’un idéal de vertu et d’authenticité. Ce vrai cynique inspirera de faux cyniques dont le seul but est de se faire un nom dans le monde en rabaissant autrui. Où l’on voit que la moquerie, si elle se réclame de hautes valeurs, peut aisément basculer dans l’égoïsme, l’arrivisme ou la destructivité.

5)   Un dernier grand moment de la discussion verra émerger une question capitale : ce monde dont nous parlons fait-il monde ? S’il ne repose que sur des conventions, des accords laborieusement passés entre les gens, des valeurs imprécises et changeantes, en quoi mérite–t-il le nom de monde ? Et pourtant c’est bien dans ce monde que nous vivons : on peut bien changer les lois, revoir les conventions, amender et corriger, sur le fond rien ne change. La loi d’aujourd’hui remplace la loi d’hier, mais c’est toujours la loi. Chacun fait semblant d’y croire tout en sachant que ce n’est que convention. Si le semblant est au cœur du monde et au cœur de chacun, il faut en conclure que le semblant est le régime ordinaire de la vie : dès lors on n‘en aura jamais fini d’ironiser et de moquer. C’est peut-être ce qu’il nous reste de liberté quand la liberté est rognée de toutes parts.

Pour Métaphores,

Guy Karl

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18 août 2018

Résumé Apéro-philo 27/09/18 : Quel choix de vie ?

Apero philo

L'Apéro-philo du mois de septembre s'est tenu le jeudi 27 à 18h45 au café-restaurant Un Dimanche à la campagne sur le sujet suivant : 

 Quel choix de vie : s'enraciner ou errer ? 

Résumé de la soirée :

La question est de savoir si on choisit sa vie, les conditions et les modalités de ce choix, dont l’enracinement et l’errance sont des expressions extrêmes. Si chacun prétend volontiers qu’il choisit sa vie, et sa voie, il apparaît à l’examen que ce choix est souvent truqué : l’entourage, les conditionnements familiaux, la religion héritée, le désir parental ont souvent mis en place une sorte de prédestination qui laisse peu de choix au sujet, sauf à admettre qu’il existe en chacun un pouvoir de réflexion et de décision qui lui ouvre une voie nouvelle et originale. La destinée est-elle l’œuvre du destin, ou la manifestation créatrice d’une liberté ?

J’ouvre le débat en évoquant la question que se pose Descartes : quel chemin suivrai-je en la vie ?

1)   Dans le premier temps du débat nous cherchons à savoir comment on choisit sa vie. Les interventions qui suivent montrent combien chacun est conditionné, dès la naissance, par la famille, le langage, la culture, les attachements, les incitations, les circonstances, au point que l’on finit par se demander si « ma vie est bien ma vie », si « l’existence est bien mon existence » ? Serions-nous vécus là où nous croyons vivre ?

2)   Ces préliminaires critiques, fort nourris et convaincants, tendent à ruiner l’idée même de liberté, laquelle ne serait plus qu’une illusion : on songe à Spinoza qui faisait remarquer que l’alcoolique se persuade qu’il désire librement le vin alors qu’il est déterminé par des causes qu’il ignore. Notre libre arbitre ne serait que l’expression de notre ignorance, et s’il est facile de proclamer une liberté de principe, il est plus difficile de rechercher les formes et les causes de notre dépendance. Mais cette connaissance est peut-être le seul moyen dont nous disposons pour ouvrir une brèche dans le conditionnement et travailler concrètement à créer un espace de liberté.

3)   En fait nos choix relèvent souvent de tâtonnements, d’essais et erreurs, de reprises et rectifications, dans un itinéraire qui est rarement balisé et rectiligne. Un participant relève le fait que notre propre vie est en un certain sens multiple, formée d’entrecroisements de destins divers et contradictoires, et que si nous cherchons un sens, ce sens reste énigmatique et problématique. D’où l’idée d’errance, qu’il faut entendre autant, voire plus, au niveau mental qu’au niveau physique.

4)   La deuxième partie s’ouvre logiquement sur la question : peut-on être libre sans errer ? On évoque Rimbaud, « l’homme aux semelles de vent », les voyages, les rencontres, les aventures, le hasard, ou comme Descartes, « le grand livre du monde ». Mais s’il est des errances fécondes, créatrices, libératrices, il en est d‘autres qui ne sont que malheur, misère, fuite et souffrance. Ceux–là auraient peut-être aimé s’enraciner en quelque lieu, faire des connaissances et « cultiver leur jardin ».

5)   La soirée s’achève sur le thème de la nécessité des ruptures : point de liberté si l’on ne peut dire non, prenant le risque de la solitude. Il y faut du courage, de la résolution, et un profond désir. Ce qu’on cherche au terme du voyage, ce qui motive la quête, en dernier ressort, c’est de se trouver soi-même – ce qui n’implique pas le refus des autres, mais de se réconcilier avec soi-même dans une plus grande clarté.

Pour Métaphores,

Guy Karl

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Résumé Bedous-café-philo - 22/09/18 - La pudeur est-elle un carcan ?

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Le Café-Philo-Bedous de cette rentrée s'est tenu samedi 22 septembre 2018 comme d'habitude au café L'escala à 18h en vallée d'Aspe (Bedous). Le sujet proposé pour cette soirée fut : 

La pudeur est-elle un carcan ?

Résumé de la soirée :

Etymologiquement, la pudeur renvoie à la question de la honte et l’on peut d’entrée de jeu se demander : pourquoi avoir honte et de quoi ?
Il semble être question du corps, du fait d’assumer cette “dissonance incarnée” dont parle Nietzsche mais  on parle aussi de la pudeur des sentiments. Que cache-t-on réellement par pudeur ? Elle apparait dans le droit français au XVIII° siècle comme une vertu féminine et l’on se rend compte que ce qui est à cacher varie selon les cultures et les sensibilités. Ne serait-elle  qu’un carcan, ce dernier servant autrefois à attacher le criminel au poteau ? Elle ne serait alors que convenance, contrainte, prescription sociale étouffante ? Freud l’associera à une forme de censure qui empêche la libre expression du désir et Sade l’accusera de devenir un carcan quand la société en fait une vertu.
Le problème est d’abord de savoir ce qu’elle est et peut-être de la distinguer de la honte mais aussi de la pruderie, de la coquetterie(jeu, calcul). Si elle dit quelque chose de la distinction entre ce qui est caché et ce qui est montré, entre ce qui est privé et ce qui est public,  elle a à voir avec l’intime . Pour autant , la notion est équivoque et F. Jullien lui préfère le terme de discrétion.
Qu’est-ce dont que la pudeur et que vient-elle révéler de l’humain ?
Que dit-elle de l’altérité?
Que se joue-t-il à travers elle dans l’espace politique?
 
  On se demande d’abord si nous pouvons parler de la même façon de la pudeur physique et de la pudeur morale, la première étant imposée par des codes, la seconde semblant relever d’une stratégie intérieure permettant de protéger quelque chose. On peut être pudique dans un sens et pas dans l’autre et cependant,  elles peuvent se rejoindre même si le rapport entre les deux n’est  pas un rapport d’égalité. On remarque ensuite que c’est la confrontation à l’autre qui nous renvoie à notre intimité, c’est le regard de l’autre qui nous réveille à notre limite  et elle peut advenir parce que nous avons intégré la pression sociale. Malgré nous, elle vient empêcher de dire ou de faire (frein, retenue)) et l’on se demande ce qui a amené la pudeur ?
  Quelqu’un fait alors référence à un documentaire “ Nous sommes l’humanité “, lequel raconte l’histoire d’Africains se retrouvant en Inde après un tsunami. Ils sont nus et les indiens en sont gênés, ce qui va conduire les Africains à se vêtir. On se demande alors si cela altère leur relation au corps Mais, à l’inverse, le corps dénudé ,sans en avoir le choix(hôpital) est tout aussi problématique puisque  nous ne sommes alors plus que cela .
 
  Le fait est qu’il y a une intimité que nous ne partageons avec personne et ce qui se joue, c’est ce qu’on accepte de révéler à l’autre. La pudeur ne  fait-elle pas alors signe vers ce que nous ne maitrisons  pas ? Dire ses sentiments à l’autre, c’est se mettre en danger, montrer sa fragilité et quelqu’un se demande du coup si elle ne serait pas ridicule puisque rien que le fait d’être en vie  est un risque. Pourtant, elle ne serait pas un carcan mais plutôt un bouclier et à la différence de la honte, suite à une révélation brutale,  elle serait une arme préventive à la honte.
Puis , quelqu’un montre qu’il y a des choses plus profondes que nous, qu’elle advient comme malgré nous, malgré l’éducation, la société, les autres ; Mais alors, pourquoi ?
 
Elle est la manifestation d’une délicatesse et ne sert pas qu’à se protéger mais aussi à faire attention à l’autre. Une civilisation barbare n’aurait alors rien à faire de la pudeur et G. Orwell a montré  les affres d’une société dans laquelle toute intimité et toute pensée secrète sont bannies. La pudeur est d’abord affaire de respect individuel et c’est cela qui instaure des individus capables de penser et donc permet une possible libération. C’est parce qu’on a une certaine pudeur en soi que l’on peut se mettre à la place de l’autre et le faire exister . Elle est démocratique puisque respecter la pudeur de l’autre, c’est lui laisser une place, lui laisser sa place et au contraire, une civilisation barbare, sans retenue,  est  anti-démocratique, l’autre n’étant pas reconnu dans sa différence. Cette dernière refusera la confrontation des idées mais en revanche, acceptera la pudibonderie, laquelle bien sûr, n’est qu’une caricature de pudeur, de la fausse pudeur.
  Enfin, la réflexion a fini avec la question de l’art et du lien avec la pudeur. “L’origine du monde “ de Courbet a choqué mais plus forcément maintenant. Qu’est-ce qui est touché en nous avec ce tableau ?et n’est-ce pas la présence d’un visage qui le rendrait obscène ?   Si l’art est un moyen détourné d’exprimer quelque chose de l’ordre de l’intérieur, quelque chose de caché ,il a à voir avec la pudeur et de même que cette dernière serait condition d’un accueil de l’autre, de même l’art nous invite à cela . Pour Nietzsche, le sentiment de ce qui est pudique et de ce qui ne l’est pas a à voir avec le sentiment de la beauté chez autrui.
Pour Métaphores, Véronique Barrail

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17 août 2018

Résumé Cercle littéraire - 19/09/18 - Vive la rentrée

Cercle Littéraire

Le premier cercle de la saison s'est tenu au Dimanche à la campagne le mercredi 19 septembre de 18h45 à 21 heures (activité libre et gratuite). Nous avons pu évoquer nos découvertes et faire un tour d'horizon des promesses littéraires automnales.

Résumé de la soirée :

 Voici les titres des livres qui ont été présentés lors de notre soirée:
                     Parutions récentes
      Carlos Ruiz Zafon  Le labyrinthe des esprits 2018 ,4éme tome de la saga des livres oubliés ; aborde la période franquiste à Madrid et Barcelone.
                   Livre magique, un grand plaisir de lecture.
     Javier Cercas  Le monarque des ombres 2018 . L'auteur enquête sur son grand oncle franquiste et cherche à comprendre l 'histoire de son pays au prisme de la sienne .
     Nancy Huston  Lèvres de pierre Le parcours de Pol Pot  et celui de l'auteure , avec en interrogation commune, la part  du mal en chacun  de nous .
  Adeline Dieudonné La vraie vie  "le combat d'une petite fille pour retrouver le sourire de son petit  frère"  "un conte  évoquant  le passage à l'âge adulte, la perte de l'innocence et la  confrontation à la réalité" .
       Claudia Gallay  une bonne surprise Les déferlantes 2017  Ecriture fluide, histoire originale et passionnante , des figures d'artistes, 
 Seule Venise  et    Dans l'or du temps  : de beaux récits .
  David Diop Frère d'âme  2018 La parole est donnée à un tirailleur sénégalais recruté lors du premier conflit mondial
       Alpha Ndiaye par son regard à la fois naïf et clairvoyant interroge sur le sauvage, la folie , le regard de l'autre . Très beau roman et  très belle écriture comme un battement de tambour qui pourrait bien épouser les rythmes du coeur .
  Les valeurs sûres, parutions plus anciennes
 
       Philip Roth    La tache 2000  la ségrégation et le puritanisme américain au coeur de ce récit mettant en scène des personnages qui ressemblent beaucoup à l'écrivain. Et toujours Pastorale américaine , son meilleur opus selon nos lectrices .
    Pour entrer dans l'intimité de  Philip Roth : Asymétrie  de Lisa Halliday 2018 entre autobiographie et fiction, le récit de sa liaison avec l'écrivain .
     Jonathan Coe Bienvenue au club 2001 se situe à  l'époque Tatcher Le cercle fermé  2004 celle de Blair  Une satire acerbe de la société libérale anglaise dans un style flamboyant .
 
   Jay McInernay   La belle vie 2007  New-York, personnage à part entière et les bouleversements privés qui ont suivi le 11 septembre dans un récit qui perce à jour la comédie sociale avec brio et légèreté.
   Tatiana Arfel L'attente du soir, 2009 un récit de résilience : trois personnages racontent leur parcours, d'abord séparés puis croisés.
    Ecriture originale , un récit attachant.
     Shusaku Endo silence 1966  Très beau récit sur les persécutions des chrétiens au Japon au XVI° siècle; a inspiré le film de Martin Scorcese.
   Olivier Truc Le dernier Lapon polar au pays des rennes Vient d'être adapté en BD .
 
 Du côté des polars
    
     Gabriel Tallent et son héroïne magnifique et attachante My absolute darling  2017 . Récit très dur, des scènes violentes mais les paysages de Californie du Nord, le lien  avec la nature et la force de  Turtle  apportent une bouffée d'air pur .
   Des rappels d'auteurs passionnants:     
       Jean-Claude Grangé   auteur de  thrillers ;  son dernier opus La terre des morts 2018 ;  univers  très sombre, angoissant ; " violence extrême de mes livres"  dixit l'auteur . Vous êtes avertis...
     Ken Follet  ou comment l 'histoire se mêle à des enquêtes criminelles . Espionnage et suspense au rendez-vous .
     Les piliers de la terre 2007 (tour d'Europe des guerres de religion au XVI° ) Une colonne de feu 2017

Janine Delaitre pour Métaphores

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16 août 2018

Résumé Café-philo - 18/09/18 - La loi est-elle la force des faibles ?

CAFE-PHILO (2)

 

C’est la Rentrée, la dixième depuis la création du CAFE PHILO !  Cet anniversaire est à saluer, il marque la permanence dans le désir. Merci à tous ceux qui se perpétuent dans l’existence par une heureuse disposition de pensée. « Il faut rire tout en philosophant ensemble» : Epicure.

Sujet voté  ce soir par les participants :

 La loi est-elle la force des faibles ?

1)   Cette question contient un présupposé : dans l’état de nature le fort est toujours le plus fort, il exprime naturellement sa puissance au détriment du faible. Seul, le faible est sans recours. Son recours sera l’association, le regroupement, selon l’adage : l’union fait la force. Les faibles associés, de par leur nombre, seront plus forts que les forts. Ils pourront créer dès lors un régime de droit qui bridera la force des forts. L’état civil serait né du ressentiment et de l’esprit de vengeance, et sa conséquence serait la limitation de la liberté et de la puissance.

2)   Cette thèse repose sur une certaine conception, disons aristocratique, de la force et de la faiblesse que l’on peut contester. Qui est le faible ? A quel point de vue ? Selon quel rapport ? Si l’on privilégie le point de vue économique ce sera le SDF, l’employé licencié etc. Politiquement ce sera le sans-droits, l’exclu etc. Intellectuellement le non-instruit, l’analphabète. On peut allonger la liste : toute société a ses faibles. Est-il patent que ce sont eux qui fassent les lois, ou bien, tout au contraire, ne sont-ce pas plutôt les forts (riches, possédants, chefs d’entreprise, hommes politiques etc) qui font voter les lois, avec le risque de privilégier leurs intérêts privés au détriment des plus faibles ? Pour y voir plus clair il faut mieux analyser la loi, ce sera l’objet de la première partie.

3)   Nous parlons ici de la loi telle qu’elle est énoncée par le Droit positif, c’est-à-dire l’ensemble des prescriptions et interdictions qui organisent la vie civile et politique. Ce Droit est l’expression de la puissance d’Etat, à ce titre il représente la légalité. En principe, la loi est valable pour tous, quelle que soit la situation des personnes. Son esprit est universaliste. Elle ne distingue pas entre fort et faible, riche et pauvre, instruit et non-instruit. Sa fonction est de régler les rapports entre les personnes juridiques, d’empêcher l’arbitraire et les abus, d’appliquer les sanctions en cas de comportement illégal. Idéalement la loi est la solution aux conflits d’intérêts, au désordre et à l’anarchie.

4)   En pratique les choses sont un peu plus compliquées. Le droit dit la justice, mais souvent ce n’est pas justice. Est–il bien sûr par exemple que le faible soit aussi bien défendu à la barre que le fort ?

Ecoutons La Fontaine : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous feront blancs ou noirs »

Sans même parler des dictatures où la loi est l’expression des intérêts du potentat, il n’est pas sûr qu’en démocratie le Droit protège les sacrifiés du système économique et les exclus en tout genre. L’équation droit =justice est une position de principe, que viennent contredire les faits.

5)   Remarquons aussi que la loi est évolutive « semper reformanda », toujours à réformer, amender, corriger et améliorer : cela donne une chance aux oubliés d’aujourd’hui à qui on rendra peut-être justice demain. Mais il faut bien convenir que ces réparations n’ont été obtenues que par un rapport de force (ex du syndicalisme, des partis de gauche), et qu’à ce titre elles peuvent tout aussi bien être reperdues (tatchérisme, et autres). Le Droit exprime un certain état des forces sociales à un moment donné, et à ce titre il n’a rien de sacré ni d’éternel. La question de fond reste : qui (quelles forces sociales) fait la loi, pour qui, avec quels moyens ?

6)   En seconde partie la discussion a porté plus précisément sur le rapport entre la loi et le citoyen, qui, s’il comprend bien que la loi est nécessaire dans son principe pour limiter, répartir et corriger, a souvent le sentiment, dans la pratique de la vie, que la loi est tâtillonne, exagérément limitative et finalement incompréhensible. Trop de loi tue la loi. L’évolution du droit reflète une évolution de la société vers la surveillance universelle, le contrôle permanent. Au nom de la sécurité, qui est certes un élément central du Bien Public, on en vient insidieusement à vider la liberté de son contenu effectif, pour ne laisser subsister qu’un maigre droit de vote, par lequel on croit qu’est sauve « la souveraineté du peuple », fondement ultime de l’Etat et du Droit.

 Pour Métaphores, Guy Karl

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15 août 2018

Résumé Manhattan-philo - 5/09/18 : Les mots nous éloignent-ils des choses ?

Manhattan-philo1

Le Manhattan-Philo de cette rentrée 2018 (activité libre et gratuite) s'est tenu le mercredi 5 septembre à 18h45 au Manhattan-café, rue de Sully à Pau. Les sujets propposés furent :

Sujet 1 : Les mots nous éloignent-ils des choses ?

Sujet 2 : Peut-on profiter de l'instant présent ?

Le sujet voté par le groupe  fut : 

Les mots nous éloignent-ils des choses ?

Pour cette rentrée philosophique au café le Manhattan, le public a choisi de parler du langage, autour de la question suivante : « Les mots nous éloignent-ils des choses ? ».

J’ai introduit le sujet avec ce vers de Victor Hugo, extrait du poème Suite dans le recueil Les contemplations.  «Les mots sont les passants mystérieux de l’âme ». Ce vers m’a permis de mettre en évidence une ambivalence du mot, tout à la fois image des choses et signe mystérieux. Tout se passe comme si les mots nous permettaient tout à la fois de penser la réalité, mais qu’ils créaient à leur tour une réalité symbolique sans consistance. C’est à partir de ce paradoxe que je propose de lancer la réflexion, pour voir si les mots nous montrent la réalité, ou fabriquent au contraire une image qui nous éloigne d’elle. La réflexion a été de bon niveau, et le public n’a pas dévié du sujet, ce qui est pourtant fréquent avec ce style d’exercice. On peut retracer de la manière suivante les idées qui ont été exposées :

Tout d’abord l’idée selon laquelle un mot se prête à une pluralité d’interprétations. De là l’idée que si la réalité est la même pour tous, les mots n’ont pas le même sens pour tous, et par suite ils ne permettent pas de s’entendre sur ce qu’est la réalité. Cette idée revient sous différentes formes. Par exemple, on fait aussi remarquer que le mot renvoie à une perception, mais que la perception du réel diffère selon les individus.

Ensuite, l’idée selon laquelle un mot est un signe conventionnel, institué. De cette idée découle plusieurs conséquences. D’une part, le fait que le mot nous fait voir le réel au travers de conventions, et non au travers de ce qu’il est. D’autre part, le fait que le langage peut être un instrument de propagande, en biaisant la réflexion des personnes, comme l’a montré la révolution culturelle, et plus généralement les systèmes totalitaires. L’idée de « novlangue » qu’Orwell expose dans « 1984 » est alors explorée. Enfin, il est souligné que le mot est un universel, et que celui-ci ne peut pas, par conséquent, dire le réel qui est toujours singulier. Un extrait de l’ouvrage Le rire  de Bergson, où celui-ci montre que l’art dit le singulier, contrairement à l’usage ordinaire du langage, est convoqué.

Enfin, en réaction à ce discours assez critique du langage, un autre point de vue se dessine. Quelqu’un s’appuie ainsi sur Hegel pour dire que le réel ne peut se penser que par les mots, que sans eux nous sommes tout bonnement aveugles. D’autre part, on remarque que les mots permettent de se dire, de libérer une compréhension cachée de nous-mêmes, comme l’exercice de l’écriture – dans l’autobiographie et le journal intime par exemple -- le montre bien. Si nous sommes des êtres de parole, la parole n’est pas une option, un supplément accidentel, mais notre essence, et il n’est plus possible en ce sens de voir dans le mot une limitation.

Une solution semble se dessiner dans certaines interventions. En effet, le langage doit bien être identifié comme quelque chose de naturel, puisque nous sommes prédisposés physiquement (aires cérébrales de Broca et de Wernicke) au langage, que nous apprenons spontanément dans l’enfance. Mais ce qui est fondamental, c’est l’usage que nous faisons de la langue. L’expression artistique montre bien que l’on peut donner aux mots une forme qui leur permet de dire un indicible, et qu’en ce sens il y a plus dans les mots qu’un sens conventionnel, il y a l’instrument d’une liberté. Ainsi, il appartient à chacun de trouver, dans l’infini des expressions possibles, celles qui sera la plus à même de rendre visible la réalité. Apprendre à parler, comme apprendre à marcher, c’est ainsi ouvrir une liberté supplémentaire d’explorer le réel. 

Pour Métaphores, Timothée Coyras 

 

 

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26 juillet 2018

Trêve estivale

 

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Avec l'Apéro-philo de ce jeudi 19 juillet sur le thème du corps s'est achevée une belle saison pour nos activités Métaphores

La période estivale permet à chacun d'opérer une forme active de retraite, de "Jubilacion" comme disent les espagnols si bien inspirés. La retraite n'est pas, comme le veut la doxa, cette période qui achève la vie d'un individu après avoir voué la quasi-totalité de son existence au travail. Elle se comprend d'abord comme un art pensé du retrait, de la démarche réflexive, en somme, une culture de la bonne distance. Voyons-y l'atome d'écart par où se maintiennent le sens de la liberté, la possibilité de création et le rejet de toute forme d'aliénation. La retraite se cultive chaque jour dans la méditation solitaire, dans l'observation des choses et des êtres, se tenant ni trop loin ni trop près de l'affairement du monde et des passions qui l'animent.

Ce "clinamen" épicurien est la métaphore vivante de l'esprit libre, soucieux de distinguer ce qui est dû aux autres et ce qu'on se doit à soi-même. C'est dans cet esprit qu'une "jubilation" estivale peut se comprendre et se pratiquer afin de ré-ensemencer sa pensée et son questionnement. 

Nos activités reprendront dès la première semaine de septembre avec un Manhattan-philo le mercredi 05. Toutes les informations seront publiées prochainement ici-même. N'hésitez pas à consulter l'agenda. Nos lieux d'accueil sont maintenus au Dimanche à la campagne et au Manhattan-café. En revanche, le partenariat avec le palais Beaumont s'achève pour des questions dramatiquement récurrentes de rentabilité. 

Le blog reste actif tout l'été et vous pouvez toujours intervenir, discuter les sujets, approfondir et prolonger ce qui a été engagé en laissant des commentaires.

En espérant vous retrouver le 5 septembre, permettez-moi, au nom de toute l'équipe Métaphores, de vous souhaiter un beau mois d'août philo-littéraire et de créatives "jubilacions".

Pour Métaphores, Didier Karl

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01 juillet 2018

Apéro-philo 19/07/18 : Le corps ami ou ennemi ?

Apero philo

Le dernier Apéro-philo avant la trêve estivale, s'est tenu le jeudi 19 juillet à 18h45 au café-restaurant Un Dimanche à la campagne sur le sujet suivant : 

Le corps, ami ou ennemi ? 

 

Trois présentations du sujet ont été proposées par Guy Karl, Marie-Pierre Carcau et Didier Karl avant de donner la parole au groupe présent.

1) Présentation problématisée des enjeux par Guy

2) Le reconsidération du corps comme énigme de la puissance chez Spinoza et le corps comme système pulsionnel inconscient chez Nietzsche par Didier.

3) Une approche phénoménologique du corps chez Merleau-Ponty par Marie-Pierre.

4) Discussion ouverte avec l'ensemble du groupe.

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