Cercle littéraire

Le dernier cercle littéraire s'est tenu le jeudi 07 avril à 18h45 au Café Suspendu (café associatif), 15 rue Lanansaa à Billère (entrée libre et gratuite) sur le thème suivant : 

La poésie d'aujourd'hui

Le Cercle a proposé une rencontre autour des questions suivantes : Pourquoi lire de la poésie ? Quelle place occupe la poésie dans nos lectures ?

Quelques figures contemporaines ont été évoquées : Philippe Jaccottet, entré de son vivant dans la prestigieuse collection de La Pléiade, Robert Marteau amoureux de l'écriture et de la marche, James Sacré, François Cheng, Jean-Baptiste Maulpoix. Les poètes contemporains appréciés des participants ont été accueillis dans un échange orné de belles rencontres.

Animation : Janine Delaitre

 Petite  bibliographie : 

Robert Marteau    

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(Royaumes 1962)    ( Louanges    1996)    (Le Temps Ordinaire  2009 )      (Rites et offrandes 2002)

 

François Cheng 

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(De l'arbre et du rocher  1989)    (Trente-six poèmes d'amour  1997)    ( Que dira notre nuit ?  2001)    (La vraie gloire est ici   2015)

  

Philippe Jaccottet  

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(L'Effraie et autres poésies 1953)     (L'Ignorant  1958)     (La Semaison  1963)      (A la lumière d'hiver   1977)     (Après beaucoup d'années 1994)     (La seconde semaison 2015)

 

James Sacré  

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(Le femme et le violoncelle 1966)       (Figures qui bougent un peu 1978)     (Âneries pour mal braire  2006)

 

Jean Michel Maulpoix   

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(Emondes 1981)    (Ne cherchez plus mon cœur   1986)     (Pas sur la neige 2004)     (Le Voyageur à son retour 2010)

 Résumé de la soirée : 

      Le petit cercle qui s'est réuni autour de la question : « Pourquoi lire de la poésie ? »  s'est particulièrement intéressé à une  figure de la poésie contemporaine, Robert Marteau, peu connu du grand public. Ce Poitevin, né en 1925  dans une famille de forestiers est très sensible à la forêt et à ses enchantements, ses liens avec un univers légendaire où se rejoignent les figures d'un passé antique, Sylvains et Nymphes, échos lointains de récits mythiques et les mystères de Brocéliande. Sa  parole sert d'abord celle d'autres poètes qu'il traduit, Chaucer (Le Parlement des oiseaux) Gongora, («Première Solitude), Pavlovitch. Ce passionné de peinture et d'art évoque ses rencontres avec Corot,( Sur le motif ), Cézanne (Le message de Paul Cézanne) et invite à la visite du musée, Le Louvre entrouvert 1997. Ses voyages, au Québec par exemple, élargissent son expérience du monde et lui permettent d'éprouver l'essentiel : la sensibilité au réel, la forêt , « forêt primordiale », d'où vient l'homme et où il retournera, la marche. Rencontre aussi avec d'autres peuples, les Indiens d'Amérique du Nord dont il chante l'éloge : Fleuve sans fin, Journal du Saint -Laurent, Mont -Royal

       L'écriture se nourrit de la déambulation ; durant  les pauses suscitées par l'attention à ce que chaque pas fait découvrir, le carnet qui accompagne le poète recueille les sonnets véritablement nés de  la marche . Le poète cherche à mettre des mots sur tout ce qu'il voit. Pour cela, il faut suspendre son pas, s'arrêter, écouter et voir les signes envoyés par la nature. Contempler, être attentif : « La nuit ne m'emportera »

       Robert Marteau écrit pour célébrer le monde, dire la beauté, résister à l'horreur.  En témoignent ses recueils : Liturgie (1992), Rites et offrandes 2002. Ses lecteurs écoutent dans ses pages le chant des oiseaux, la magie de leurs noms, la louange de la beauté du monde. Ce poète aime les mots, aime jouer avec leurs étymologies, rapprochements inattendus et si pleins de sens.

« Nous verrons au-delà des flambeaux la réelle réalité. »

 « L'horreur et le tourment, il les apaise par l'aurore. » écrit-il à propos de Goya.

JD pour Métaphores